Agriculture durable
Pérou

L’agriculture biologique : une solution durable contre la faim et la pauvreté


L’objectif principal de ce programme est de permettre à 1 470 familles (7 350 personnes), vivant dans le sud du Pérou, d’améliorer leurs revenus par le lancement ou le développement d’une activité agricole biologique et génératrice de revenus. Regroupées en 10 associations de petits producteurs et en 2 comités d’usagers d’irrigation, ces familles vivent principalement de la production de fruits, de lait et d’herbes aromatiques.

Louvain Coopération travaille depuis 2005 dans la région avec deux partenaires : El Taller et Ceder. Cette collaboration a déjà permis d’atteindre de grands progrès dans le développement des filières de production agricole. Ainsi, les revenus de la plupart des familles paysannes concernées ont augmenté de plus de 75%.

L’État péruvien a récemment promu une série de règles et un cadre institutionnel permettant l’allocation des ressources publiques au développement des activités économiques des agriculteurs. Toutefois, les organisations de producteurs pâtissent de leurs capacités limitées à élaborer des business plans et d’autres actions de développement, ainsi que de l’absence de procédures mises en place par les autorités pour mettre en œuvre de tels mécanismes.

Pour mener à bien ce projet, différents objectifs intermédiaires sont fixés comme :

  • L’augmentation de la productivité. Les petits producteurs agricoles diversifient leurs sources de revenus et renforcent leurs capacités en production et transformation via une formation et un appui technique, le développement d’un système d’informations commerciales (suivi du prix de production et de vente) et l’amélioration des infrastructures et de l’équipement. Il est prévu que le revenu familial moyen augmente de 20%.
  • L’amélioration de la gestion des ressources naturelles et la promotion d’une approche environnementale. Pour cela, différentes initiatives seront mises en place comme des formations en gestion des ressources en eaux et en production biologique, l’incorporation de la Gestion de Risques Environnementaux dans la planification annuelle et budgétaire, le remplacement des systèmes d’irrigation par gravité traditionnels par des systèmes goutte-à-goutte. Il est prévu que la superficie de terres cultivées certifiées biologiques double, passant de 106 hectares à 200 hectares en 2016.
  • La stimulation de l’innovation et de l’entrepreneuriat. Pour cela, 6 innovations technologiques seront mises en œuvre dans des filières agricoles appuyées. Le programme cherchera aussi à développer la culture d’entreprise et d’entreprenariat durables chez les producteurs.
  • Favoriser la reproductibilité et la pérennité du projet dans une approche participative. Pour cela, les partenaires misent sur la capitalisation des expériences et des apprentissages, l’appui aux autorités pour la création de services aux producteurs, le renforcement des capacités des producteurs à la recherche de financements ou encore le développement de projets de recherche. Il est prévu que 20 projets sur 3 ans soient soumis par les producteurs et directement financés par les communes.
  • L’amélioration de la représentation féminine. Cet aspect est un point d’attention particulier du projet. En effet, les femmes souffrent de violence, d’un taux de chômage supérieur de 1 à 1,5 % par rapport à celui des hommes et d’un revenu moyen faible. Leur participation dans la direction des associations de production, l’objectif étant d’atteindre la parité, est importante pour l’amélioration de leurs conditions de vie.

La qualité de l’environnement, et en particulier la qualité des sols et des eaux, sera impactée positivement par le développement de l’agriculture biologique. Le recours systématique à l’utilisation d’intrants écologiques permettra de diminuer l’usage de produits chimiques et leur impact néfaste sur l’environnement (sols, eaux, santé …).

L’augmentation des revenus des ménages permettra une amélioration de la qualité de vie (notamment la préservation du capital santé) et le développement du capital culturel des population ciblées. Enfin les enfants et les adolescents seront scolarisés en plus grand nombre, plus longtemps.

Résumé du rapport final

Ce projet a permis des améliorations notables dans la qualité de vie des communautés locales ainsi que dans la gestion durable des ressources naturelles.

  • Il a généré une amélioration radicale dans la qualité de vie des populations cibles avec une augmentation moyenne des revenus des familles de 22%. Une meilleure productivité a aussi permis de faire croître la rentabilité des productions de 27.2% atteints en fin du projet.
  • Des résultats notables ont également été atteints dans la gestion des ressources naturelles avec 139 hectares certifiés comme terres agricoles biologiques. De plus, 128 hectares sont passés d’un système d’irrigation par gravité à un système d’irrigation goutte à goutte.
  • Le développement de l’entrepreneuriat a permis la mise en place de 12 pratiques technologiques innovantes pour améliorer les processus de production, la réduction des coûts et l’utilisation de techniques d’agricultures plus rentables.
  • A travers la cogestion et l’approche participative du projet, les producteurs locaux ont mis en place 29 projets qui ont été directement financés par les municipalités.
  • Enfin, la participation des femmes dans les processus de prise de décision a augmenté de 50%.

Retrouvez le témoignages des frères Burgos ainsi que celui d’Hermosinda Vejarano de Portugal et de Luisa Tejada García, bénéficiaires du programme mené par Louvain Coopération.

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