Préservation de la biodiversité
Mozambique

Conservation Entrepreneuriale de la Biodiversité (Phase II)


Au Mozambique, les communautés côtières isolées font face à une diminution croissante et inquiétante de la biodiversité, à cause de méthodes de pêche et d’activités agricoles inadaptées.

Les prédictions climatiques pour la province de Inhambane sont les suivantes : augmentation significative des températures,  graves sécheresses, érosion des côtes, montée du niveau de la mer, événements climatiques dramatiques et bien d’autres effets néfastes encore.

Trois facteurs sont responsables de la fragilité sociale, économique et environnementale face à ces scénarios alarmants : la faible capacité d’adaptation (peu d’éducation à l’environnement, diminution de la productivité alimentaire, manque de stratégies alternatives génératrices de revenus,  et de très fortes pressions sur l’écosystème existant), gouvernance affaiblie (manque de direction, de clarté, de coopération, de prises de décisions inclusives, et financements limités de la part du Gouvernement du Mozambique, des aides au développement et des programmes environnementaux), urbanisation et services publics inappropriés.

La diversification des revenus grâce à l’entrepreneuriat est l’une des rares options pour mettre en lien d’une part la préservation et la restauration du patrimoine naturel, et d’autre part l’amélioration des conditions socio-économiques des personnes qui en dépendent.

Le développement d’économies nouvelles, utilisant des ressources marines de manière indirecte et responsable, permettra une résilience face aux futurs appauvrissements actuellement prévus dans les scénarios climatiques. Des incitations économiques et une meilleure éducation à l’environnement permettront de réduire la pression sur les espèces et le milieu exceptionnels qui font de cette région un lieu remarquable en matière de biodiversité.

L’objectif principal de ce projet est de protéger la biodiversité marine le long des côtes du Mozambique et d’améliorer les revenus des pêcheries communautaires locales.

Ocean Revolution veut renforcer les capacités d’adaptation des pêcheries communautaires locales dans les districts de Jangamo et Inhambane, afin de réduire les risques climatiques prévus, tout en préservant la biodiversité marine et le réservoir de ressources pour la pêche.

Divers résultats sont attendus :

  • Compréhension et diffusion auprès des membres des communautés, d’informations sur les risques climatiques qui menacent les ressources des pêcheries locales et donc les pêcheurs locaux. Les recherches et les données scientifiques utiles à la compréhension des risques climatiques et des propositions d’adaptation seront diffusées en partenariat avec les étudiants de l’UEM. La sensibilisation des populations et un programme éducatif seront mis en place grâce à des réunions de village, des émissions de radio et un cinéma mobile. De plus, l’ « Ocean Life Center » (Centre pour la Vie Marine) deviendra une plate-forme et un centre éducatif.
  • Renforcement des capacités d’adaptation des pêcheries locales, y compris dans une gestion et un partenariat efficaces quant à la mise en place d’initiatives et de zones de conservation formelles et informelles. Les différentes options d’adaptation aux changements climatiques seront discutées avec les CCP (Conseils de Pêcheries Communautaires). Une évaluation des besoins des CCP pour mettre en place ces compétences sera menée, et les compétences nécessaires au soutien des programmes seront développées. De plus, une feuille de route à destination des LMMA (Zones Marines Gérées Localement) du district de Jangamo sera établie, en concertation avec les CCP, les communautés plus importantes, les autorités gouvernementales, les ONG et les principaux acteurs sur le terrain.
  • Renforcement de la résistance aux changements climatiques des pêcheries locales, par la diversification des revenus et la possibilité d’entrepreneuriat dans le domaine de la conservation de la biodiversité. Le « Ocean Life Center » développera des activités rentables ainsi que des activités destinées au développement communautaire (entraînement professionnel des plongeurs, programme « bateau et technologie », entretien du matériel de plongée, développements d’autres emplois non directement liés au milieu marin.)
  • Enfin, mise en place d’un programme de surveillance et d’évaluation destiné à établir des rapports réguliers et à donner des nouvelles régulières aux médias.

 

Voici une vidéo présentant le développement de l’industrie touristique au Mozambique. On y retrouve notamment Luciano Adamo, vice-président des Bitonga Divers, partenaires de ce projet.

 

Découvrez le témoignage de 3 bénéficiaires du projet.

Découvrez aussi le témoignage de Jessica Julaia, chercheuse pour Ocean Revolution au Mozambique.

Retrouvez les informations sur la phase 1 de ce projet ici.

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