Préservation de la biodiversité
Mozambique

Conservation Entrepreneuriale de la Biodiversité


© Bob Owen

Le Mozambique est l’un des pays les plus pauvres du monde, mais son littoral presque vierge de 2.800 km est l’un des plus riches de la planète.

La province d’Inhambane a été choisie comme base du projet à cause de sa forte croissance touristique. Le tourisme est en effet l’une des plus grosses sources de revenus pour les plus défavorisés. Inhambane, l’une des provinces les plus pauvres du pays, est aussi la première destination touristique, grâce à ses ressources marines. On estime que 45% des emplois officiels de la région (soit 130.000 emplois) sont rattachés au tourisme en lien avec la faune marine et la biodiversité. Néanmoins, le rapport entre croissance de l’emploi et croissance du tourisme reste limité. Le développement des Petites, Moyennes et Micro-entreprises (SMME) est freiné par le manque d’accès aux capitaux, à l’éducation, à une formation adaptée et aux modèles entrepreneuriaux.

Les objectifs principaux de ce projet sont :

  •  Installation d’un Centre de la Vie Marine (Ocean Life Center OLC) appartenant à la communauté et dont les profits seront réinvestis au bénéfice de la communauté.
  • Formation technique pour créer des emplois
  • Éducation de la population (science et gestion) à mieux utiliser et protéger les ressources marines côtières.
  • Intégration des mozambicains dans les structures touristiques déjà existantes et appartenant à des groupes étrangers, et aide à la création d’entreprises locales.
  • Collecte d’informations scientifiques sur les différentes espèces et la protection de leur habitat, en privilégiant le développement des compétences des mozambicains.
  • Création d’un Aire Marine Protégée gérée localement, dont les profits touristiques iront à la communauté.
  • Test des produits et du marché pour une pêche et une aquaculture destinées aux femmes.

Pour atteindre ces objectifs, différentes activités sont programmées :

  • Le Centres de la Vie Marine (OLC) offrira, grâce à l’apport du tourisme, une formation à une grande partie des membres de la communauté, et en particulier : une formation et des emplois de surveillance pour la gestion et à l’accroissement de la faune ; une formation et des emplois de guide culturel, animalier et d’aventure ; une formation professionnelle autour de la plongée sous-marine touristique et des autres services spécialisés liés à cette activité, notamment les plongées à visée commerciale ou archéologique, la navigation et l’entretien des bateaux, le sauvetage, les services hôteliers, les opérations de gestion et les compétences informatiques. L’OLC gère déjà un centre de plongée et de vente au détail de matériel, un restaurant et une boutique de vêtements et d’artisanat. Chaque OLC fournit, directement ou indirectement, environ 120 emplois.
  • Offrir une formation professionnelle, un diplôme et un emploi dans le domaine de la plongée sous-marine aux mozambicains, et permettre également le développement de la collaboration avec les lodges et centres de plongée appartenant à des étrangers, à l’extérieur de Inhambane. Continuer à offrir des bourses, des soutiens aux doctorants et des emplois aux diplômés mozambicains du programme de Biologie Marine et de Gestion Côtière de l’Université Eduardo Mondlane.
  • Développer et déployer du matériel éducatif, grâce aux « Village Talks » (Conférences de Village) et aux écoles.
  • Défendre l’application des codes du travail de l’industrie du tourisme et travailler en collaboration avec l’International Union for Conservation of Nature et l’Africa Safari Lodge Foundation en vue de rédiger des lois au Botswana, en Namibie et aux Galapagos visant à professionnaliser l’activité de guide pour les mozambicains. Travailler en collaboration avec le Ministère du Tourisme, les organisations touristiques internationales et les médias pour promouvoir les opportunités de tourisme culturel pour les femmes. Travailler avec les communautés afin qu’elles puissent accéder au Gouvernement du Mozambique et aux Programme de donations et de financements des SMME dont les protocoles sont de véritables obstacle et les fonds inutilisés.
  • Travailler avec l’Université Nationale (UEM), la Marine Megafauna Association et les partenaires régionaux de la WIOMSA (l’Association des Sciences Marines de l’Ouest de l’Océan Indien) afin de recueillir des données sur la santé de l’Océan, et une évaluation de l’impact humain le long du littoral et en eaux profondes. Proposer des réunions avec le Gouvernement et les membres de la société civile afin qu’ils puissent mieux négocier les impacts et/ou bénéfices avec les sociétés d’extraction. Intégrer les Connaissances Écologiques Traditionnelles et la science citoyenne en employant des membres de la communauté dans les recherches en Conservation de la Biodiversité.
  • Mener des inspections aériennes, des explorations sous-marines, des collectes d’informations et recruter des partenaires pour le Marine Spatial Planning, la mise en place de protections, la régulation et l’application de la loi, avec pour but l’implantation d’une Aire Marine Protégée Gérée Localement (LMMA), au rendement basé sur les entrées des touristes et autosuffisante, qui générerait les revenus de la communauté grâce à la propriété et aux emplois créés.
  • Réaliser des études de marché, la gestion et la promotion de structures coopératives pour les femmes qui font de l’élevage de coquillages pour les vendre aux entreprises de tourisme locales, et qui produisent du naissain et des semences pour les vendre à d’autres coopératives et entreprises commerciales.

Découvrez le film réalisé pour les Bitonga Divers, partenaires du projet, qui est diffusé lors de leurs “Village Talks” :

Retrouvez le témoignage de Luciano Adamo, bénéficiaire du programme mené par Ocean Revolution.

Retrouvez les informations sur la phase 2 de ce projet ici.

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