Espèces animales en danger
Côte d’Ivoire

Protection d’une communauté de chimpanzés dans le Parc National de Taï grâce à l’écotourisme communautaire


Le Parc national de Taï, avec ses 5 400 km2, représente le plus grand reste de la forêt tropicale qui couvrait l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest. Il possède un fort taux d’endémisme aussi bien au niveau des plantes que des animaux. L’UNESCO a classé cette forêt comme Réserve de Biosphère puis comme Patrimoine Mondiale de l’Humanité.

Le chimpanzé d’Afrique de l’Ouest (Pan troglodytes verus) est un primate présentant des caractéristiques comportementales particulièrement intéressantes : il se sert de 26 outils différents pour se nourrir (notamment pour casser des noix), chasse de manière organisée et dispense un apprentissage à ses enfants. C’est également la sous espèce de chimpanzés la plus menacée au monde. Classé comme ‘En danger critique d’extinction’, son déclin se poursuit de façon dramatique en raison de la déforestation et de la chasse. Une étude a révélé une baisse de 90% de la population en Côte d’Ivoire au cours d’une période de 17 ans. Le Parc National de Taï, avec environ 650 individus, héberge une des plus importantes populations de chimpanzés d’Afrique de l’Ouest.

Un partenariat à long terme entre la WCF (Wild Chimpanzee Foundation) et l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves a démontré qu’une présence permanente, via des activités de recherche et d’écotourisme, dans certaines zones du parc jouait un rôle primordial dans la protection des populations de chimpanzés.

L’objectif de ce projet est de contribuer à la préservation du chimpanzé commun d’Afrique de l’Ouest, en luttant contre le braconnage via un programme d’écotourisme et l’implication de la population locale. Pour cela une nouvelle communauté de chimpanzés sera identifiée et suivie afin de les habituer à une présence humaine. Des possibilités de revenus durables, issus de l’écotourisme pour les populations locales riveraines du parc seront créées. Les femmes seront également soutenues dans l’accès aux métiers d’écoguide avec une politique d’équipe recrutée mixte. Des jeunes seront également recrutés afin d’étendre et améliorer les chemins existants en forêt dans le respect de la biodiversité.

Ce projet se focalisera sur la zone entre Guiglo et Taï dont les populations sont dans une situation particulièrement difficile du fait de la pauvreté et de leur enclavement entre le Parc et la frontière avec le Libéria.

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