Espèces animales en danger
Union européenne et Pays côtiers d'Afrique des océans Atlantique et Indien

Programme de recherche sur les accords de pêche


© Pierre Gleizes

Pour compenser la diminution des captures à proximité des côtes des pays industrialisés, des subventions ont été allouées aux flottes afin d’étendre les activités dans des eaux plus lointaines. Ces grands navires industriels ont déployé leur effort de pêche dans les eaux des pays en voie de développement par le biais d’accords de pêche, créés au début des années 1980, dans le but d’approvisionner les marchés occidentaux.

Ces accords de pêche sont généralement critiqués pour leur opacité et iniquité. Ils comportent très peu d’incitations pour les pêcheurs étrangers à bien se comporter, et le gain pour les ‘pays partenaires’ est souvent ridicule alors que les bateaux étrangers rivalisent avec les petits pêcheurs locaux. De plus, les techniques de pêche utilisées dans le cadre de ces accords ont également un impact non négligeable sur les écosystèmes. Plusieurs espèces ciblées sont surpêchées, comme par exemple les thons germons et obèses en Atlantique ou l’albacore dans les océans Atlantique et Indien. Le mode opératoire majoritaire de cette technique implique également l’utilisation de ‘dispositifs à concentration de poissons’, responsables de nombreuses captures accidentelles : requins soyeux, baleines et longimane, dorade coryphène, baliste océanique, tortues marines, raie manta, etc.

L’objectif de ce projet est d’améliorer la conservation du milieu marin en Afrique afin d’y préserver les espèces menacées, d’arrêter l’exportation de la surcapacité de pêche du Nord vers le Sud et de protéger les communautés de pêcheurs en limitant la concurrence avec les pêcheries industrielles étrangères.

Pour cela, BLOOM souhaite mettre en place un programme de recherche étendu sur les accords de pêche.

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