Pêche durable
Mozambique

Conservation des ressources naturelles et développement économique auprès des communautés de pêche côtières du parc national des Quirimbas


Istituto Oikos

Le Parc National des Quirimbas est un des parcs nationaux du Mozambique. Créé en 2002, il est situé dans le nord du pays et compte une surface totale de 7.500 km2, dont 80% d’espace terrestre et 20% d’étendue marine. L’archipel des Quirimbas est une chaîne de 28 îles d’environ 400km de long entre Pemba city au sud et Palma city au nord. Cette région est reconnue pour ses paysages magnifiques, sa biodiversité considérable de renommée mondiale, mais aussi sa valeur historique remarquable. Les implantations humaines occupent 0,18% de la superficie du Parc et sont éparpillées dans diverses zones. Le nombre total d’habitants vivant à l’intérieur du Parc est estimé à 165.000 personnes, et leur subsistance dépend en grande partie des ressources naturelles qui se trouvent dans leur environnement proche. La quasi totalité de la population du parc vit dans une situation d’extrême pauvreté et dépend fortement de l’exploitation des ressources naturelles. Le principal moyen d’existence des communautés côtières est la pêche.

Au cours des dernières décennies, l’impact humain dévastateur sur les ressources naturelles a tellement augmenté qu’il en a affecté la conservation de la biodiversité, mettant en péril le bien-être des communautés locales. Cette situation est caractéristique de la disparition d’une pêche traditionnelle, écologique et raisonnée, au profit de techniques inappropriées telles que l’utilisation de la dynamite ou le non respect des cycles de reproduction des espèces marines, pour répondre à l’augmentation de la demande interne. Ces pratiques ont causé, ces dernières années, une importante perte de productivité (environ 50% de moins que les années passées) et représentent une sérieuse menace pour les espèces vivant dans la zone, avec des répercussions négatives sur la durabilité des écosystèmes naturels et finalement sur la sécurité alimentaire des communautés locales.

Le projet PHARO, mené par l’Istituto Oikos en partenariat avec la direction du Parc National des Quirimbas (PNQ), vise à promouvoir auprès des communautés un usage durable des ressources côtières et marines, de favoriser les activités économiques et touristiques, mais aussi d’améliorer la sécurité alimentaire et l’adaptation au changement climatique des populations.

Les actions viseront particulièrement 17 villages situés sur les îles de Matemo, Ibo et Quirimbas, ainsi que la zone côtière de Mussemuco et seront essentiellement mises en œuvre à travers les 6 CCP (Conseil Communautaires de Pêche) couvrant cette zone.

Le projet remplira ses objectifs grâce à l’intégration de trois éléments :

  • Améliorer la gestion des ressources marines et côtières du PNQ : Le management des ressources sera amélioré grâce à des données scientifiques et socio-économiques fiables mais aussi grâce au développement des compétences des employés du parc dans le suivi et la protection des ressources naturelles ainsi que dans l’analyse des données et la planification. Les informations collectées seront aussi utiles pour produire des informations détaillées et fiables ainsi que du matériel pédagogique pour augmenter les connaissances du public et des communautés locales sur les bénéfices et le besoin de protéger les ressources du parc.
  • Améliorer la sécurité alimentaire des populations locales et réduire leur vulnérabilité aux effets du changement climatique : Les moyens d’existence des populations locales seront améliorés dans les 6 communautés grâce à une meilleure gestion des ressources côtières et marines. Ceci sera le résultat du renforcement des CCPs (incluant une approche genrée) et la mise en place d’une campagne d’éducation dans 9 écoles. Une campagne sociale améliorera aussi l’impact de cette activité.
  • Améliorer et diversifier l’économie locale : L’économie locale basée sur la pêche sera améliorée et diversifiée via l’appui et l’amélioration de l’économie locale liée au secteur du tourisme (par exemple l’artisanat, la transformation de nourriture, le tourisme, le snorkelling, l’observation de baleines et dauphins), et particulièrement au profit des femmes. Des incitations financières seront rendues possibles par le projet. La construction/réhabilitation de structures touristiques améliorera aussi l’employabilité des communautés locales et générera des opportunités locales additionnelles grâce à une augmentation du nombre de touristes.

Le projet mettra en place une approche participative, impliquant les bénéficiaires dans toutes les étapes de l’action. Une attention particulière sera portée sur l’autonomisation des femmes à l’intérieur même de la société.

Ce projet touchera :

  • Directement environ 2 300 pêcheurs vivant dans les communautés ciblées
  • Indirectement environ 100.000 habitants dans la zone côtière du PNQ
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