Préservation de la biodiversité
Cambodge

Création d’aires protégées communautaires et amélioration des conditions de vie dans les montagnes des Cardamomes


FFI - Fauna and Flora International

Les Montagnes des Cardamomes du Cambodge sont un des trésors naturels du monde. Tandis qu’une grande partie des chaînes de montagnes reste inhabités, plus de 30 000 de personnes parmi les plus pauvres du Cambodge vivent dans les plaines et les contreforts, dépendant fortement des ressources naturelles pour leur survie.

Processus de suivi pendant le programme

  • Versement en 6 tranches
  • Missions équipe Fondation et Mme Delia Bremond sur place
  • Mission externe fin 2009 par Luc Mogenet

Rappel des objectifs

La finalité du projet est d’assurer à long terme la conservation de la vie sauvage dans les zones protégées par l’implication des communautés locales et permettre à celles-ci d’améliorer leurs conditions de vie. Le projet avait trois objectifs :

  • impliquer les communautés locales dans la gestion durable des aires protégées communautaires;
  • résoudre le problème du déficit alimentaire en accroissant la production sur les surfaces cultivées et abaissant la pression sur la vie sauvage;
  • accroître les opportunités d’amélioration des conditions de vie des populations locales.

Résultats

La mission de Monsieur Mogenet a permis de clarifier un point crucial sur les zones d’intervention. Le projet s’est concentré sur le Mont Samkos, et plus particulièrement dans le district de Veal Veng, alors que le budget du projet prévoyait initialement deux sanctuaires.
Mr Mogenet insiste dans son rapport sur les acquis du programme :
Concernant le premier objectif, d’impliquer les communautés locales, des progrès importants ont été obtenus dans les zones où le projet a été actif. 27 CPA (aires protégées communautaires) ont été créées sur les 37 initialement prévues. Deux sanctuaires disposent d’un plan de gestion depuis 2006.
Concernant l’objectif d’accroître la production alimentaire, des résultats intéressants ont été obtenus mais ils n’ont pas encore un impact global sur l’équilibre alimentaire. Le maraîchage a rencontré un certain succès (280 familles).
Concernant l’objectif lié à l’augmentation des revenus, on peut noter le succès des groupes d’épargne et de crédit, sous forme de tontines.

Un groupement maraîcher commercialise, grâce au CEDAC qui intervient comme négociant-distributeur, des légumes «bio» à Phnom Penh. On peut s’interroger sur le bien fondé de dispenser des cours d’anglais, alors qu’une majorité de la population est illlettrée. Notons enfin que la finalité – assurer la conservation à long terme de la vie sauvage et de son habitat – n’a pas fait l’objet d’indicateurs spécifiques.

Pérennité des actions menées

Comme le souligne Mr Mogenet, la réponse à cette question ne peut qu’être nuancée. Les acquis institutionnels sont relativement pérennes, mais au Cambodge l’application des lois dépend d’une volonté politique continue. Les communautés villageoises sont sensibilisées et des patrouilles mixtes assurent la surveillance des zones. Sans financement extérieur, leur pérennité n’est pas acquise. Cependant, même si ils sont en déclin, les empiétements fonciers par des investisseurs extérieurs n’ont pas cessé.
En matière de développement, les acquis sont certains mais restent limités (quelques villages, quelques exploitations) et leur diffusion à plus grande échelle reste problématique. L’impact réel des actions du CEDAC est difficile à évaluer, les activités étant trop dispersées dans leurs objectifs et trop limitées dans l’espace (quelques fermiers dans quelques villages). Il est cependant incontestable que les thèmes abordés sont porteurs : les pénuries de riz sont générales dans les zones visitées et les groupes d’épargne et de crédit ont rencontré un vif succès.

Extraits du rapport de mission de Luc Mogenet (novembre 2009)

Des avancées importantes ont été acquises. Les zones de protection (CPA) ont été créées avec les villageois, et elles ont reçu une reconnaissance officielle.
Ce projet a eu certainement un impact positif sur l’environnement, mais aucun n’a mis en place des indicateurs vérifiables. Les seuls indicateurs sont constitués par les interventions des patrouilles.
La Fondation pourrait exiger la définition d’indicateurs d’impacts précis avant de s’engager et les suivre pendant l’exécution du programme.
Actuellement le projet se poursuit dans le financement FE, mais il a réduit sa voilure.

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