Préservation de la Biodiversité
Madagascar

Accompagnement des populations locales dans leurs efforts de restauration des biens et des services forestiers


Le projet, localisé dans l’écorégion des forêts humides de d’île, vise à accompagner les communautés locales de Fandriana-Marolambo dans la préservation et la restauration de la biodiversité ainsi que des services associés de la forêt dont elle dépendent.

Evaluations / tranches versées

  • Versement en 4 tranches
  • Visite Fondation Ensemble en début de projet (2007)
  • Evaluation à mi-parcours de Rémi Gouin (2008)

Rappel des objectifs

Accroître le bien-être humain et reconstituer l’intégrité écologique des forêts, en accompagnant les communautés locales des communes du paysage de Fandriana-Marolambo dans la préservation et la restauration de la biodiversité et des services associés de la forêt dont elles dépendent à travers des actions de concertation, de planification, de reboisement et de développement d’activités socio-économiques alternatives plus respectueuses de la forêt.

Résultats – Impacts – Indicateurs

Résultats

  • 14 communes dans le paysage ont adopté dans leurs plans de développement communal la restauration des zones dégradées et mettent en œuvre des actions proposées dans ce cadre;
  • 40 sites associatifs d’arboriculture ont été mis en place;
  • 58 pépinières associatives pour plus de 150 sites de restauration (500 ha en restauration active, 50 sites mis sous défense ou protégés par du pare feu);
  • 846 755 plants produits;
  • 70 associations partenaires des actions liées à l’agriculture;
  • Des paysans vulgarisateurs formés, éparpillés au niveau de 40 sites;
  • plus de 20 000 plants de fruitiers (agrumes) distribués ainsi que 10 000 de raventsara

Impacts économiques

  • 20 plants de fruitiers par ménage devraient à terme procurer plus de la moitié des revenus issus des produits de l’exploitation des zones forestières de l’Ouest du paysage.
  • Le rendement sur SRI a quintuplé la production obtenue de l’ancienne pratique sur les mêmes superficies dans les deux communes. C’est donc un potentiel de 100 000 Ar de plus pour le budget mensuel d’un ménage.
  • Les ruches améliorées produisent jusqu’à 20 litres de miel par an, environ 12 litres en moyenne, soit 50 000 ariary/an.

Quelques mesures de durabilité des actions

  • De nombreuses associations ont été créées indépendamment du projet sur initiative des populations locales. Ces associations ont exprimé leur volonté ferme de poursuivre les activités de restauration forestière et d’amélioration des systèmes de culture après la fin du projet.
  • Les techniques agricoles améliorées promues par le projet sont adoptées durablement car elles ont prouvé leurs bénéfices et elles commencent à se diffuser librement.

WWF aura dépassé de 70 % son objectif de plantations d’arbres forestiers en régénération de la forêt. Il aura produit et planté 475.000 arbres autochtones de 100 espèces différentes, soit de l’ordre de 300 hectares. Les actions agricoles (riz amélioré, apiculture avec 500 ruches, arboriculture fruitière avec 20.000 arbres , compost, matériel agricoles, etc ) sont diffusées auprès de 1 400 ménages de 70 associations villageoises.

Réplicabilité – Durabilité

Rémi Gouin

Les activités sont maintenant en régime de croisière, avec une capacité de planter 200 hectares de forêt par an, tout en développant les activités agricoles. Un des grands acquis réside dans la connaissance des techniques de plantations d’espèces d’arbres autochtones, qui était égale à zéro en début de projet.

La suite du projet comportera le classement de la forêt résiduelle en zone protégée, avec transfert de gestion aux communautés.
Elle demandera une poursuite de la présence d’un animateur comme WWF pendant de longues années, mais avec des objectifs quantitatifs importants et garantis par les acquis et leur capitalisation.
Deux bailleurs de fonds se sont manifestés et WWF doit encore trouver un financement complémentaire.

Au final, FE peut tirer un bilan très positif de ce projet : il aura permis à une des principales ONG internationales présente à Madagascar de passer d’un rôle de biologiste et de politique de la conservation à un rôle d’acteur de terrain de la conservation et du développement économique.
Je n’ai pas de doute qu’avec ce bilan WWF trouvera des financements pour les années futures.

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