Pêche durable
Mozambique

« Notre mer, notre vie » : Préserver la biodiversité marine grâce à la création, sur les côtes du Mozambique, d’aires marines protégées bénéficiant d’un financement durable et d’une gestion locale


© Fondation Ensemble

Ce projet a pour objectif de mener et développer un concept réplicable d’aide aux communautés côtières du nord du Mozambique dans la mise en place d’Aires Marines Localement Gérées (LMMA). Il permettra notamment aux institutions locales et plus globalement aux populations, d’avoir les ressources, les formations et les sources de revenus complémentaires qui leur donneront les moyens de s’engager de manière efficace dans une gestion durable de la pêche.

Le projet concernera six communautés pilotes. Il mettra l’accent sur le maintien et l’augmentation des voix des femmes pêcheurs et récolteurs dans les prises de décision.

La participation de la Fondation Ensemble au financement du projet OSOL a permis d’y apporter une composante supplémentaire sur le suivi communautaire des pêches à l’aide d’une application sur smartphone, mise en œuvre et cofinancée par l’association Blue Venture, augmentant ainsi de 400 K€ le budget initial de 2,5 M€, co-financé par l’Union Européenne (80%) et Darwin initiative (14%).

Ainsi, la mise en œuvre du projet est divisée en 5 objectifs :

  • La co-gestion de la pêche avec les communautés locales et les pêcheurs migrants.
    Fort des succès et des échecs d’initiatives similaires dans d’autres pays de l’Ouest de l’Océan Indien, le projet définira 6 pratiques exemplaires au sein des LMMA situées entre le fleuve Rovuma et Moçimboa, bénéficiant d’un accès adapté et basées sur des règles de partage des bénéfices. La co-gestion des LMMA se fera via les Conselho Comunitario de Pesca (Conseils de Pêche Communautaires). L’action sera menée selon une approche participative, afin d’aider les CCP à définir et mettre en oeuvre des plans de gestion incluant des zones interdites à la pêche préservant ainsi la biodiversité marine.
  • Des mécanismes de financements durables.
    Le projet prônera et soutiendra la gestion des LMMA en mettant en place un fonds fiduciaire basé sur le PSE (Paiements pour des Services Écosystémiques) et en mobilisant des fonds privés issus du tourisme, des compagnies de pétrole et autres acteurs du secteur privé. Le fonctionnement de cette action sera participatif, afin de fixer des objectifs de rendement qui encourageront la levée de financements de la part de ces fonds fiduciaires. 40% environ des fonds récoltés couvriront les coûts de fonctionnement et de gestion et 60% iront à l’intéressement des usagers locaux. Des directives claires sur ces mécanismes seront fournies aux agences gouvernementales et aux ministères, afin d’établir un cadre institutionnel qui pourra servir de support à des répliques élargies de ce modèle.
  • Associations villageoises d’épargne et de crédit et entreprise durable.
    Le projet soutiendra le développement de moyens de subsistance durables en créant des Association Villageoise d’Épargne et de Crédit, aidera à l’établissement de liens commerciaux et proposera des formations techniques pour des approches testées et éprouvées.
  • Contrôle participatif des prises et diffusion du procédé.
    ZSL et ses partenaires vont encourager les groupes d’usagers des ressources naturelles à contrôler les prises, et ce à moindre coût, grâce à un système de surveillance mobile des prélèvements (logiciels en libre accès via une plateforme Androïd sur smartphones ou tablettes) conçu pour contrôler les déchargements des gros bateaux de pêches dans différents écosystèmes et habitats naturels. Cela permettra de réduire le manque de données sur les pêcheries artisanales au Mozambique, et d’accroître les connaissances des communautés côtières sur le statut de leurs ressources naturelles, afin de mettre en oeuvre des efforts de gestion et des mécanismes de financement basés sur le rendement. Les groupes d’usagers des ressources naturelles enregistreront activement les données issues de la surveillance des prises. Ce système de contrôle participatif sera reproduit dans d’autres régions du Mozambique, grâce à un partenariat évolutif avec les autorités nationales, les organisations de pêche et les ONG.
  • Évaluation et Réplication.
    On attend de ce projet qu’il évalue ses impacts et les communique. Grâce à un contrôle « avant-après » de l’impact du projet, rendu possible par les travaux antérieurs du partenaire dans la région, la surveillance de l’état biophysique des ressources marines d’une part et celle des indicateurs socio-économiques d’autre part, permettra d’évaluer les impacts du projet. Ce système de contrôle sera mis en place grâce aux compétences de tous les partenaires, et les leçons tirées de la mise en oeuvre des LMMA seront communiquées sur les forums régionaux et internationaux, ainsi que dans les revues spécialisées.

Pour en savoir plus, consultez la page dédiée au projet sur le site de ZSL (en anglais).

Découvrez le témoignage de Biancha, membre d’une Association Villageoise d’Épargne et de Crédit.

Découvrez une vidéo présentant le projet (en anglais) :

 

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