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15 juin 2018

Témoignage de Biancha Amisse, membre d’une “AVEC”, dans le cadre du projet ZSL au Mozambique


“J’ai découvert l’existence des groupes d’épargne par ma mère, qui m’a invitée à rejoindre une Association Villageoise d’Épargne et de Crédit (AVEC) à Quirinde. Comme c’était trop loin de chez moi, je n’ai pas pu, mais j’ai demandé à ma mère de parler à l’équipe pour voir si un groupe similaire pouvait être créé à Mbuizi. Le technicien a donné son accord et m’a demandé de dresser une liste avec les noms de toutes les personnes intéressées. C’est ainsi qu’est née l’AVEC de Mbuizi, que nous avons appelée “Unidade” (unité) et qui est désormais dans son 3ème cycle. Au-delà de l’invitation de ma mère, cette idée d’épargner m’est aussi venue parce que je ne pouvais pas garder d’argent chez moi.

Je suis très heureuse de faire partie d’une AVEC et je n’ai pas l’intention de la quitter. J’ai invité des personnes à rejoindre le groupe, jusqu’à ce que nous atteignions le nombre maximum acceptable (25 personnes). Appartenir à une AVEC permet de réaliser ses rêves : par exemple, je n’aurais jamais pensé pouvoir dormir un jour dans un vrai lit, mais grâce à mon épargne, j’ai pu en acheter un. Au cours de la deuxième année d’épargne, mon mari et moi avons pu construire une cahute à Nacala, notre village d’origine. Maintenant, au cours de cette troisième année d’épargne, nous avons commencé à construire une cahute à Quirinde. Je ne vois aucun point négatif dans ce groupe. Il n’y a jamais eu de manque de respect ou de disputes et nous sommes tous amis.

J’aime beaucoup les groupes d’horticulture qui sont en train de se former au sein de l’AVEC, car c’est une façon d’améliorer les conditions de vie des personnes. Pour ma part, ma principale activité est l’agriculture. Mon mari, quant à lui, est pêcheur. Nos revenus ont augmenté, et nous possédons désormais un bateau et un filet maillant. Maintenant, je peux payer des personnes pour m’aider à travailler mes terres et j’ai réduit mes dépenses de nourriture car j’arrive à nourrir ma famille grâce à ma production. J’ai déjà fait des prêts, et j’ai acheté un filet maillant pour mon mari ainsi que du matériel de construction pour ma cahute à Quirinde.”

Découvrez ici le projet ZSL au Mozambique.

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