Newsletter N°1 - Novembre 2005

Le mot des fondateurs

Beaucoup nous demandent : « Pourquoi une fondation » ? A cela nous répondons : « Pourquoi cette fondation » ? Car pour nous, une fondation était l’évidence. Elle l’était aussi pour nos enfants qui considéraient, comme nous, que la disparité des chances, selon que l’on vit ici ou ailleurs, était si injuste qu’il fallait contribuer à y remédier.

Pourquoi cette fondation, avec un double objectif: améliorer les conditions de vie des populations défavorisées tout en préservant ou en restaurant l’environnement ?
C’est toujours dans les pays - du sud généralement – où la misère est la plus vive que se trouve aussi l’environnement le plus dégradé, avec son cortège de désastres : famine, maladie, privation d’eau potable et d’assainissement, déforestation, etc. Nous ne voulions pas travailler dans l’urgence mais appuyer des actions qui durent, et que les acteurs des projets soutenus puissent continuer eux-mêmes, après que cesse notre intervention. C’est pourquoi les actions initiées par notre fondation se situent dans le temps, et s’inscrivent dans le seul développement possible envisageable qui est bien évidemment le développement durable.

Cette fondation privée, familiale, nous l’avons baptisée Ensemble, parce qu’elle symbolisait à nos yeux, le lien que nous voulions travailler à établir. Ensemble avec nos enfants, bien sûr, et avec ceux qui nous aident à la faire vivre : membres du Conseil d’administration, commission des experts. Ensemble avec celles et ceux qui y travaillent, et particulièrement la directrice de la fondation, Irène S. Almeras. Ensemble avec les associations qui nous apportent des projets et nous aident à les mettre en œuvre sur le terrain. Ensemble avec les institutions ou les partenaires qui complètent l’aide financière que nous apportons.

Nous, les fondateurs, sommes investis au quotidien dans la vie de la fondation, chaque projet mené est l’objet d’une analyse et d’une étude approfondie de notre part. Nous avons créé un espace de vie qui est devenu un élément de la nôtre et nous en sommes heureux.

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La Fondation en quelques lignes

La Fondation Ensemble, reconnue d'utilité publique en décembre 2004, participe à des projets visant à promouvoir un nouveau développement humain intégrant la protection de l’environnement.
Depuis le 1er janvier 2005, l’équipe de la Fondation Ensemble a reçu plus de 300 propositions dans 82 pays. 19 projets ont été choisis et 14 ont commencé.
A l’heure où nous bouclons cette Newsletter, le comité de projets et le collège d’experts vont procéder à l’étude d’une vingtaine de dossiers. Les résultats de cette troisième Commission seront consultables sur le site de la fondation à partir de début février 2006.
Nous tenons ici à saluer les membres du Conseil d’Administration ainsi que les experts pour l’aide précieuse qu’ils nous apportent.
Cette année a permis également d’initier la mise en place d’un réseau de partenaires (fondations, réseaux, coopération internationale, bilatérale, etc…), dont vous trouverez les adresses Internet en liens sur notre site.

Nous vous rappelons que la Fondation Ensemble a lancé, en juin dernier, un appel à projets Biodiversité. Un certain nombre de projets répondant à cet appel vont d’ailleurs être examinés par le comité de projets et le collège d’experts.

Ci-dessous, les projets soutenus par la Fondation Ensemble, qui ont commencé:

Afrique
- Renforcement de la sécurité alimentaire, Burkina Faso, Eau Vive
- Eau potable, assainissement et éducation à l'hygiène, Burkina Faso, WaterAid
- Accès durable à l'eau potable, hygiène, assainissement, Malawi, Inter Aide
- Eau potable, hygiène, assainissement et santé publique, Sénégal, EAST
- Dépollution d’une rivière en Afrique du Sud, Ashoka

Amérique
- Lutte contre la pauvreté par la promotion de la cuisson solaire, Bolivie, Chili, Pérou, Bolivia Inti
- Traitement des eaux résiduelles dans deux districts ruraux de Puno, Pérou, Care France
- Assainissement liquide urbain, Pérou, Ashoka

Asie
- « Kherla – village eco-friendly », Inde, Aravis Vikas
- Gestion des déchets, Indonésie, Ashoka

Europe
- Ateliers d’écologie pratique, France, CPIEMMV
- Cap au Vert pour tous, France, Fondation Nicolas Hulot
- Campagne de sensibilisation et d’éducation à l’environnement « Au pays des Vautours », France, LPO
- Assainissement écologique et gestion des déchets, Ukraine et Roumanie, WECF – Mama 86.

Le village "eco-friendly" d'Aravis Vikas

Merci à Omita Paul pour la présentation du village « eco-friendly » de Kherla, dont voici un extrait - http://www.aravisindia.org

La définition d’un village “eco-friendly”

Selon notre définition, un village modèle doit être à même de fournir des opportunités, des choix et des ressources pour la croissance spirituelle, physique et économique de tous les résidents, afin de permettre aux individus d’atteindre un état de bien-être social, mental et physique.
Les principales caractéristiques d’un village modèle sont la paix, l’harmonie et l’abondance écologique.
Un village “eco-friendly” reconnaît le fait que les ressources naturelles ne sont pas infinies et ne sont pas des dons gratuits du ciel. Ce que nous prenons de la mère nature, nous devons lui rendre pour que notre développement soit durable.

Kherla est un village dans le district de Gurgaon dans l’état de Haryana en Inde. Il est situé à 70 kilomètres de Delhi, la capitale – un trajet qui prend 80 minutes en voiture si la circulation n’est pas trop dense. Ce village, de 1200 foyers et d’une population de 9000 personnes, se trouve dans la chaîne de montagnes Aravali sur terrain rocheux. La pluie se fait rare. Les habitants du village vivent essentiellement de l’agriculture et produisent chaque année deux récoltes de blé, de moutarde et de millet.
Nous avons choisi ce village pour mettre en œuvre un modèle reproductible de développement durable par des pratiques « eco-friendly » car la dégradation de l’environnement y est quasi totale. Les sources traditionnelles d’eau ont tari. Il n’y a aucune infrastructure d’assainissement. Les foyers n’ont pas de toilettes. Les rues du village sont dans un état délabré et le comportement des gens reflète une attitude de laisser aller qui semble dire “il n’y a rien à faire dans ces circonstances”.

Nous avons commencé notre expérience en faisant l’inventaire de l’actif du village et une analyse des besoins avec la participation des villageois.
Un atelier de deux jours a été organisé sur la sensibilisation à l’environnement, pendant lequel les habitants du village ont formulé le Plan d’Action pour la régénération de l’environnement.
Tout de suite après cet atelier, ARAVIS a ouvert un centre de formation professionnelle autour des questions de l’environnement, et, en parallèle, des activités génératrices de revenus ont été mises en place dans ce même centre pour les femmes de Kherla.
Les jeunes du village ont été mobilisés pour planter des Jatropha Caucus (des arbres qui produisent du biocarburant) à titre d’expérience.
Dans cette première phase, nous avons commencé la construction d’un modèle de toilettes économiques avec un système d’alimentation en gaz pour notre Vikas Kendra. Cinquante autres toilettes économiques vont être construites d’ici le 31 décembre 2005. Nous avons aussi l’intention de terminer l’installation de deux pompes submersibles pour l’alimentation en eau potable avant la fin de l’année.

PHAST par Interaide au Malawi

Merci à Lionel Combey pour son article sur la méthode PHAST dont voici un extraithttp://www.interaide.org

L’objectif général des projets Eau d’Inter Aide au Malawi est d’améliorer durablement l’état de santé des populations par différentes actions complémentaires.

Pour cela, les projets ont adapté la méthode d’animation PHAST "Participatory Hygiene and Sanitation Transformation" promue par l’OMS. Cette méthode privilégie une approche participative consistant à identifier, avec les populations locales, les problèmes d’hygiène et d’assainissement auxquels elles sont confrontées et à trouver des solutions simples pour les résoudre.

Adapter et utiliser les outils PHAST
La méthode PHAST propose une large gamme d’activités ludiques tout à fait pertinentes pour stimuler les échanges et la réflexion des villageois.
Cependant, il est indispensable d’adapter les outils pédagogiques en tenant compte des caractéristiques culturelles et du niveau scolaire du public ciblé. L’utilisation d’images permet la participation du plus grand nombre avec des activités de classements simples.
Les Projets au Malawi ont également développé des outils pédagogiques destinés aux enfants toujours très nombreux lors des réunions. Plusieurs jeux permettent aux enfants d’acquérir des connaissances en hygiène.
D'autre part, l’aptitude des animateurs à mener ces activités est essentielle : l’animateur doit placer la communauté au centre de l'action et des discussions et se tenir en retrait pour « n’être » qu’un catalyseur.

Des travaux en petits groupes
Les animations se font par petits groupes de manière à être sûr d'impliquer tous les villageois. Suivant les thèmes abordés, les groupes sont mixtes ou pas. La mise en commun permet le partage des propositions de chacun et la décision appartient à la communauté.

Animations et animateurs
Les animations et la méthodologie d’animation sont un facteur de réussite très important du projet. C’est pourquoi un travail important de suivi et de formation des animateurs a été entrepris. Une analyse complète du fonctionnement du programme de Chikowi a été réalisée avec l’équipe, ce qui nous a permis de nous rendre compte de la difficulté d’adapter une méthodologie à des villages tous très différents. Les animateurs sont désormais plus conscients de l’importance des actions de proximité. Dans ce sens, il est agréable d’entendre que certains animateurs sont aujourd’hui consultés pour la résolution de conflits internes dans certains villages. Le fait d’impliquer davantage l’équipe dans les choix stratégiques et dans la conception de la méthodologie a aussi renforcé leur motivation et leur esprit critique.

Le détail des formations proposées est accessible sur le site dans la section EAU/Animation : http://www.interaide.org/pratiques/pages/eau/animation/animation.htm

Le cuiseur solaire selon Bolivia Inti

Merci à Robert Chiron pour nous avoir transmis le schéma du cuiseur solaire - http://boliviainti.free.fr/

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L’atelier « Accueillir la faune auxiliaire sur son jardin », proposé par le CPIEMMV

Merci à Thomas Bailly pour la présentation de cet atelier - http://www.cpiemmv.com

La démarche des ateliers d’écologie pratique du CPIE de la Moyenne Montagne Vosgienne est de faire découvrir différentes techniques respectueuses de notre environnement pour aménager, entretenir son jardin, sa maison.

Illustration avec l’atelier « Accueillir la faune auxiliaire sur son jardin ? »

La faune des jardins, ce sont toutes ces petites bêtes que l’on croise parfois sans faire attention et qui pourtant quotidiennement travaillent pour l’équilibre de la nature. Insectes, oiseaux ou mammifères, chacun a son rôle à jouer. Ils peuvent favoriser une pratique de jardinage plus écologique.

Pourquoi accueillir la faune sur un jardin ?
Pour lutter contre les ravageurs du jardin et limiter les interventions,
Pour favoriser la pollinisation des plantes et des fruitiers,
Pour contribuer à la diversité biologique localement,
Pour le plaisir des petits et des grands

L’atelier d’écologie pratique propose de découvrir les différents groupes d’animaux bénéfiques pour l’équilibre écologique d’un jardin potager ou ornemental.
Il existe en effet de nombreuses espèces animales et végétales qui peuvent être indispensables au jardin si l’on veut limiter les produits de traitement. L’équilibre entre les proies et les prédateurs permet de limiter les dégâts occasionnés par les petits gourmands. C’est ce qu’il faut rechercher dans le jardin afin de ne plus utiliser de produits phytosanitaires qui détruisent ces équilibres. Un tas de bois, de compost, un vieil arbre, un tas de pierre ou un muret, du sable ou encore de la terre battue, sont autant d’abris pour de nombreuses espèces animales.

L’atelier aborde ainsi également les différentes techniques pour favoriser la venue de la faune auxiliaire sur un jardin en proposant une visite d’un jardin biologique et par la réalisation de nichoirs ou autres abris …

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